Merlin

En 2020, le satellite franco-allemand Merlin (Methane Remote Sensing Lidar Mission) sera mis en orbite terrestre. Sa mission : mesurer la concentration en méthane atmosphérique avec une précision inégalée, et mieux comprendre les sources d'émission de ce gaz à effet de serre qui joue un rôle déterminant dans le réchauffement global.

Mesurer avec précision la quantité de méthane atmosphérique, afin  de quantifier et localiser les sources d’émission et leurs variations, constitue un enjeu majeur dans la compréhension de la machine climatique. Et pour cause : la contribution au réchauffement global d’une tonne de méthane sur le climat global est 25 fois plus élevée que la contribution d’une tonne de CO2 sur une échelle de temps de 100 ans.

C’est pourquoi le CNES et la DLR (agence spatiale allemande) ont conjointement décidé de développer le satellite Merlin (Methane Remote Sensing Lidar Mission), dont le lancement est prévu pour 2020.

Sa mission ? Mesurer la concentration de méthane dans l'atmosphère avec une précision inégalée, pour permettre une caractérisation des différentes sources d'émission de méthane, qu’elles soient d’origines naturelle (zones inondée, notamment suite à la fonte du permafrost en Arctique) ou anthropique (transport et transformation du charbon, du gaz naturel, élevage de ruminants…).

Pour réaliser ces mesures, Merlin disposera du LIDAR Methane Integrated Path Differential Absorption (IPDA) : Son fonctionnement ? Cet instrument émettra des tirs laser vers la surface terrestre, puis analysera le signal réfléchi afin de déduire la quantité de méthane présente dans la colonne d’atmosphère sondée par le laser. 

Le LIDAR IPDA sera fourni par la DLR tandis que côté français, le CNES fournira une nouvelle version de la plateforme satellite Myriade-Évolutions, assurera la responsabilité du centre de contrôle satellite et du segment sol pour la distribution des données durant la phase d'exploitation.